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Fiche pédagogique : Simulateur de conflit social

Auteur  J. Dornbusch, professeur agrégé de sciences économiques et sociales

Utilisations

Cette application vise à familiariser les élèves avec une vision concrète des conflits dans la diversité des registres d'action et des enjeux qu'ils comportent : objectifs quantitatifs et qualitatifs, enjeux symboliques. Conçue à la manière d'un jeu de rôle, elle ne comporte toutefois ni gagnant ni perdants, l'objectif étant seulement de réaliser une expérience collective.

Cette application s'utilise à deux. Elle suppose une connexion à internet. Les protagonistes doivent utiliser chacun leur propre PC ou tablette. Ils peuvent être ou non physiquement présents dans un même lieu. Pour un usage exceptionnel sur un seul appareil, utilisez deux navigateur différents (ex. Firefox pour un protagoniste et Chrome pour l'autre)

Connexion

Si la boîte de dialogue "authentifiez-vous" s'affiche, entrer l'identifiant et le mot de passe. Cliquer sur "Enregistrer". Sauf configuration spécifique du navigateur, le mot de passe sera enregistré.

Créer une session

Pour commencer, les deux utilisateurs sont confrontés au même écran : l'écran d'ouverture de session. Il faut alors choisir entre "créer une nouvelle session" et "rejoindre une session existante". Les protagonistes doivent se mettre d'accord, seul l'un des deux créera une nouvelle session et invitera le second à le rejoindre.

Le premier des deux protagonistes choisit le rôle qu'il souhaite incarner (syndicats ou direction). Puis, il clique sur "Créer une session" et il obtient ainsi un code. Il communique alors ce code au second protagoniste par le moyen de son choix (de vive voix, par mail, téléphone, texto...).

Le second protagoniste saisit le code qu'il a reçu dans les cases prévues à cet effet puis il clique sur "Rejoindre la session".

Fonctionnement du simulateur

Au départ, l'un des deux utilisateurs est actif tandis que l'autre est placé en attente. L'écran propose une série de rubriques :
Enjeux : cette rubrique présente l'origine du conflit du point de vue de chaque protagoniste. Syndicats et direction ne voient donc pas le même texte
Indicateurs : chacun des protagonistes du conflit dispose ici d'un tableau de bord récapitulant les paramètres du conflit qui le concernent.
Pour la direction :
   ☒ Image dans l'opinion. Cet indicateur est corrélé négativement au paramètre "Popularité dans l'opinion" des syndicats.
   ☒ Soutien de la direction générale. Cet indicateur représente la confiance qu'accordent les instances dirigeantes du groupe à la direction de l'entreprise. S'il tombe trop bas, la direction de l'entreprise sera révoquée et la session de simulation sera terminée.
   ☒ Santé de l'entreprise. C'est la situation générale (carnet de commandes, trésorerie). Si ce paramètre tombe trop bas, l'entreprise est placée en redressement judiciaire et la session de simulation est terminée.
   ☒ Tension sociale. C'est le degré de conflictualité dans l'entreprise. Cet indicateur est corrélé négativement au paramètre "Mobilisation de la base" des syndicats.
Pour les syndicats :
   ☒ Popularité dans l'opinion. Cf. ci-dessus.
   ☒ Soutien de la fédération. Cet indicateur représente la confiance qu'accordent les instances dirigeantes de la fédération aux dirigeants de la section syndicale d'entreprise. S'il tombe trop bas, et que la mobilisation de la base est elle aussi faible, la direction syndicale devra démissionner et la session de simulation sera terminée.
   ☒ Santé de l'entreprise. Cf ci-dessus.
   ☒ Mobilisation de la base. Cf ci-dessus. Pour les syndicats, ce paramètre conditionne fortement les possibilités d'action.
Derniers événements : cette rubrique présente les dernières actions entreprises par chacun des protagonistes ainsi que leur issue, fructueuse ou non. Au début, cette rubrique est vide.

Déterminez votre action : cette rubrique offre des contrôles permettant à chaque utilisateur de mener des actions.

Pendant ce temps, l'autre protagoniste (celui dont ce n'est pas le tour d'agir) se voit présenter les mêmes rubriques à l'exception de la dernière : il ne peut pas agir mais doit attendre et patienter. L'écran se mettra à jour automatiquement lorsque l'utilisateur actif aura pris sa décision.

L'interface se met à jour automatiquement. Les utilisateurs n'ont pas besoin de recharger la page, toutefois, s'ils le font, c'est sans conséquence.

Choix d'une action

L'utilisateur dont c'est le tour d'agir opte pour un niveau d'intensité de son action : "modérée", "intermédiaire" ou "radicale". Selon ce choix, le menu d'actions proposées diffère. Lorsqu'il a choisi une action, l'utilisateur peut optionnellement saisir un message (libre) à l'intention de l'autre protagoniste. Puis il clique sur "Mettre en oeuvre l'action choisie" et le tour passe à l'autre utilisateur.

Les utilisateurs voient alors l'issue de l'action choisie et le cas échéant, le message s'affiche dans une bulle à l'intention de son destinataire. L'issue de l'action choisie dépend des paramètres de la situation. Par exemple, la direction n'a pas intérêt à organiser un référendum lorsque la tension sociale est à son comble. Inversement, si la mobilisation de la base est faible, un appel à la grève illimitée est sans espoir de succès. Lorsque l'action choisie échoue, les paramètres se dégrade pour l'intiateur de l'action, et inversement lorsqu'elle réussit.

L'autre protagoniste peut alors choisir son action et saisir son éventuel message. Notez que les actions proposées dans le menu changent au cours de la session :
Actions uniques : la plupart des actions ne peuvent être effectuées qu'une fois au cours d'une session, elles disparaissent ensuite des menus.
Actions conditionnées : certaines actions sont disponibles seulement sous certaines conditions. Par exemple, les syndicats ne peuvent appeler à la reprise du travail qu'en cas de grève. La direction ne peut lancer des poursuites judiciaires que si des actions ont dégénéré en incidents.

Compromis, abandon

A tout moment, un protagoniste peut décider d'abandonner, soit en arrêtant la mobilisation (syndicats) soit en cédant sur toutes les revendications (direction). Mais il peut aussi proposer un compromis. Dans ce cas, au tour suivant, l'autre protagoniste aura la possibilité d'accepter le compromis, ce qui a également pour effet d'arrêter la session de simulation.

Actions spéciales, conseils et astuces

Progressivité : dans le choix de leurs actions, les protagonistes doivent tenir compte des indicateurs qui conditionnent leurs chances de succès. Si la mobilisation est faible, les syndicats ont plutôt intérêt à distribuer des tracts ou à pratiquer diverses formes de communication. Si la tension sociale est forte, la direction peut aussi privilégier les actions conciliantes (prime exceptionnelle, table ronde) ou même choisir de ne rien faire.
Grève : à partir du moment ou la grève illimitée est lancée, la situation financière de l'entreprise se dégrade continuellement (avec à la clé un risque de faillite) et la mobilisation de la base également (avec un risque de reprise du travail et de désaveu des leaders syndicaux).
Fin de la grève : la grève peut s'arrêter spontanément du fait de l'usure de la mobilisation(cf. ci-dessus), à l'appel des syndicats, ou par intervention de la direction (levée des piquets de grève).
Soutien des instances : la direction peut perdre ou gagner la confiance des dirigeants du groupe selon la pertinence de ses actions, son image dans l'opinion et la situation financière de l'entreprise. De même, les syndicats peuvent perdre le soutien de leur fédération s'ils agissent inconsidérément ou si la popularité du mouvement baisse.

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