Des analyses du chômage aux politiques d'emploi




Le chômage est l'ensemble des personnes privées d'emploi et qui en cherchent un. Pour le Bureau International du Travail (BIT), 3 conditions sont nécessaires : être sans travail, disponible et en rechercher effectivement. Les conditions précises peuvent différer selon les instituts de statistiques : démarches reconnues ou nécessaires, disponibilité immédiate ou non (maladie de courte durée acceptée ou non), ne pas travailler (ne serait-ce qu'une heure par semaine)...

Déplacez chaque étiquette bleue sous le schéma dans la case jaune adaptée. (Les étiquettes restent en place si elles sont bien positionnées.)


 
Actifs occupés
Actifs
Inactifs
Chômeurs
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Pour Keynes, la production dépend de la demande anticipée par les entrepreneurs : l'avenir est incertain, les achats futurs ne sont pas connus mais les entrepreneurs doivent faire des prévisions pour décider de la production qu'ils veulent réaliser et des emplois qui leur seront nécessaires.
Pour Keynes, les prévisions des entrepreneurs et la demande future :
Pour Keynes, la production dépend principalement de la :
Pour Keynes, l'emploi dépend :
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Le chômage keynésien (ou conjoncturel) est celui expliqué par Keynes : c'est un chômage dû à la faiblesse de la demande anticipée qui engendre un niveau de production insuffisant pour absorber la main-d’œuvre disponible. Une politique de relance lutte contre ce type de chômage.

Faites le schéma explicatif du chômage dans l'analyse keynésienne en déplaçant chaque étiquette bleue dans la case jaune adaptée. (Les étiquettes restent en place si elles sont bien positionnées.)

Emploi nécessaire
Chômage
keynésien
Investissement
prévu
Demande
prévue
Production
Consommation prévue
+
=

=>

=>



       Si l'emploi est inférieur à
      la population active alors :
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Courbes d'offre et de demande de travail (fictives)

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Pour les économistes néoclassiques, le marché du travail est un marché comme les autres où l'offre et la demande dépendent , ici le salaire réel.
En cas de chômage (lorsque la demande de travail des entreprises est à l'offre des travailleurs), la du salaire permet de retourner à l'équilibre où le chômage est nul.
Inversement, quand D > O, le salaire augmentera pour rétablir l'équilibre.
Lorsque des rigidités empêchent les variations du salaire, un chômage peut exister : il faut donc lutter contre ces rigidités.
On appelle chômage classique le chômage lié à un salaire trop .
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Le chômage structurel est un chômage durable lié aux évolutions des structures de l'appareil productif. Il résite aux politiques de conjoncturelles et s'explique par des rigidités du travail qui empêchent une adaptation rapide des travailleurs aux nouveaux emplois. Pour lutter contre celui-ci, des politiques de flexibilité, de formation ou de Recherche & Développement sont mises en place.
1) « Les structures de l'appareil productif » désignent : (sélectionnez une case)
L'appareil productif regroupe toutes les organisations productives, mais que veut dire "structure" ?
la production
Oui, il s'agit de l'organisation de la production (origine de la valeur ajoutée, types de production, relations entre branches...).
l'organisation de la production

2) Un exemple de rigidité du marché du travail est : (sélectionnez une case)
Oui, l'inadaptation des qualifications est une rigidité.
le manque de travailleurs d'une qualification donnée
Non, le manque de demande n'est pas une rigidité du marché du travail.
le manque de demande

3) Les politiques de lutte contre le chômage structurel incluent : (sélectionnez toutes les cases justes)
la flexibilité
la flexibilité
Non, la relance par la demande lutte contre le chômage keynésien.
la relance de la demande
la formation
la formation
la R&D
la R&D
Non, les aides aux chômeurs luttent contre le chômage keynésien et favorisent l'intégration.
les aides aux chômeurs
Non, l'interdiction des licenciements limite au contraire l'adaptation aux changements.
l'interdiction des licenciements

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Le marché du travail est flexible si les entreprises peuvent rapidement adapter leurs coûts salariaux aux variations conjoncturelles de l'activité économique. La législation peut favoriser ou limiter cette flexibilité.

Déplacez chaque étiquette bleue d'exemples dans la case adaptée du type de flexibilité. (Les étiquettes restent en place si elles sont bien positionnées.)

Emplois précaires
Primes salariales
Chômage partiel
Polyvalence
Sous-traitance
Annualisation
durée du travail
Flexibilité quantitative externe
Flexibilité quantitative interne
Externalisation
Flexibilité fonctionnelle
Flexibilité des rémunérations
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La qualification d'un est l'ensemble des compétences requises par l'employeur pour occuper le poste de travail.
La qualification d'un est l'ensemble de compétences, notamment acquises lors de la formation initiale, de la formation continue et de l'expérience professionnelle.
Les mutations des emplois les qualifications notamment lorsque le travail prescrit est remplacé par la capacité à réagir personnellement et à prendre des initiatives (par exemple, pour gérer les systèmes industriels automatisés). Mais les emplois peuvent aussi être lorsqu'une tâche qui demandait de l'initiative est remplacée par l'utilisation d'une machine (par exemple, les vendeuses autrefois devaient faire elles-mêmes les calculs).
Lorsque les formations des travailleurs ne correspondent pas aux évolutions des emplois, peut apparaître qui nécessite la mise en place de stages de formation pour les chômeurs ou une modification des structures scolaires. Mais, l'augmentation du nombre de jeunes qualifiés peut créer des situations de : les jeunes qualifiés n'obtiennent pas tous un emploi qualifié et se replient sur des emplois moins qualifiés par rapport à leurs compétences, évinçant les jeunes non qualifiés qui se retrouvent au chômage. Le problème de fond est alors , même si individuellement la hausse des qualifications est un moyen de se protéger contre le chômage.
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Le travail, comme la famille, l'école ou les amis, permet l'intégration sociale : l'individu peut devenir membre d'un groupe en adoptant les valeurs et les normes qui lui sont spécifiques. Le chômage entraîne des conséquences, plus ou moins importantes selon la durée et selon les droits à l'indemnisation, qui mettent en cause cette intégration sociale. C'est pourquoi un des buts des politiques d'emploi est d'améliorer l'intégration des chômeurs par des indemnisations.

Déplacez chaque étiquette bleue représentant une conséquence du chômage dans la case jaune adaptée. (Les étiquettes restent en place si elles sont bien positionnées.)

Baisse du revenu
Moins de rencontres professionnelles
Baisse de la consommation
Pas de participation aux élections professionnelles
Perte du statut professionnel
Perte du rôle syndical dans l'entreprise
Remise en cause de la place économique
Remise en cause de la place politique
Remise en cause de la place sociale

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En 2012, d'après l'INSEE, 86,5 % des salariés sont en contrat à durée indéterminée : ce contrat stable peut être rompu par le salarié avec un préavis et par l'entreprise pour motif valable (causes économiques ou faute profesionnelle du salarié). Les emplois précaires, à durée limitée (de quelques jours à 18 mois), sont donc minoritaires sur l'ensemble des emplois. Mais 90 % des embauches se font avec un contrat précaire.
Un CDI est un emploi stable.
CDD, intérim et contrats aidés sont des emplois :
La fin de CDD est la première cause d'entrée dans le chômage.
Les emplois précaires limitent l'intégration sociale.

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« En 2011, 8,7 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté monétaire, fixé à 60 % du niveau de vie médian. Ce seuil s’établit en 2011 à 977 euros par mois. Le taux de pauvreté s’élève ainsi à 14,3 % de la population.
Dans un contexte économique encore difficile, le taux de pauvreté continue d’augmenter, mais plus modérément que les deux années précédentes. La moitié des personnes pauvres ont un niveau de vie inférieur à 790 euros mensuels. À titre de comparaison, le socle du revenu de solidarité active (RSA) est de 467 euros pour une personne seule et l’allocation de solidarité pour personnes âgées (ASPA) de 742 euros (au 1er avril 2011), sachant que d’autres prestations complètent souvent le revenu disponible de ces allocataires. »
Source : Insee, Portrait social 2013

Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d’unités de consommation (UC). Il est donc le même pour toutes les personnes d’un même ménage. Les unités de consommation sont calculées selon l’échelle d’équivalence dite de l’« OCDE modifiée » qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.
Le revenu médian est celui qui partage la population en deux parties égales : la moitié a un revenu inférieur ou égal au revenu médian, l'autre moitié a un revenu supérieur.

Un pauvre est une personne qui ne travaille pas.

Tous les chômeurs sont pauvres.

La pauvreté réduit la consommation qui, dans notre société, aide à s'intégrer en permettant de "paraître" et d'avoir des activités communes avec les autres.

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Les mesures « actives » cherchent à agir positivement sur le nombre d'emplois.
Les mesures « passives » corrigent les effets négatifs du chômage. Elles prennent en compte le fait que les revenus des chômeurs sont un élément de la demande globale et qu'ils favorisent l'intégration sociale. Elles peuvent aussi réduire l'offre de travail. On parle de « traitement social » du chômage.
L'« activation » des dépenses passives consiste à trouver des dispositifs qui aident financièrement les chômeurs sans les inciter à cesser de chercher un travail (éviter les « trappes à inactivité »).

Déplacez chaque étiquette bleue d'exemples dans la case adaptée du type de flexibilité. (Les étiquettes restent en place si elles sont bien positionnées.)

Préretraites
Contrats aidés
Indemnisation du chômage
Suivi des chômeurs
RSA
Baisse des cotisations sociales
Mesures actives
Mesures passives
Activation des dépenses passives

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