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Déterminants salaire
Notion de salaire

Du marché du travail aux politiques sociales



L'entreprise demande du travail ; la quantité demandée en courte période dépend de la productivité marginale du travail (production du dernier travailleur) et du salaire. En longue période, les variations du taux de salaire modifient la combinaison productive (le choix entre le travail et le capital).
L'entreprise embauche si la productivité attendue est :
  au salaire
L'augmentation des salaires tend à :
  la demande de travail des entreprises.
Dans le modèle néo-classique de base du marché du travail, l’équilibre résulte de la confrontation d’une offre de travail des salariés et d’une demande de travail des employeurs ; l’offre est une fonction croissante du prix, la demande une fonction décroissante du prix ; le prix est le taux de salaire réel, c’est-à-dire le rapport entre taux de salaire nominal et niveau des prix. L’équilibre s’obtient grâce à la loi de l’offre et de la demande s’il y a concurrence, l’offre et la demande de travail sont alors égales.
Quel est l'effet d'une baisse du taux de salaire réel ?
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Dans le modèle néo-classique, le prix d'équilibre peut être atteint sur le marché du travail s'il y a concurrence.
Quelles sont les conditions pour qu'il y ait une concurrence pure et parfaite sur le marché du travail ?
Valider les choix


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Quel(s) "partenaire(s) social(aux)" est(sont) intervenu(s) pour déterminer les salaires ?
(Cliquez sur "exemple" pour plus d'informations. Déplacez chaque étiquette bleue sur celle jaune adaptée. Les étiquettes restent en place si elle sont bien positionnées.)

Accord salarial
exemple 1
Coup de pouce sur le SMIC
exemple 2
Salaire variable
exemple 3
Progression selon les compétences
exemple 4
Salaire fixe
exemple 5
Convention collective
exemple 6

Entreprise
Syndicats
Etat
Entreprise et syndicats
Etat, entreprise et syndicats


Exemple 1 : le 29-01-2010 les syndicats et l’entreprise France Auto Construction signent une hausse générale de 1% des salaires. Source : Centre d'études de l'emploi
Exemple 2 : en 2010, le gouvernement a augmenté le SMIC de 1,7 % (1,3 % de plus que l’inflation).
Exemple 3 : pour motiver les salariés, la direction de Phone Marketing verse à ses téléconseillers une prime variable de 10 à 100 % du salaire fixe. Source : RelationClientmag.fr
Exemple 4 : la direction de Chronopost a choisi des salaires fixes assortis d'une évolution annuelle selon les compétences. Source : RelationClientmag.fr
Exemple 5 : Phone City choisit de ne pas avoir de politique salariale élitiste pour garder un noyau de salariés fidèles important. Les salaires sont fixes avec une petite prime. Source : RelationClientmag.fr
Exemple 6 : le 15-4-2013, la convention collective des vins de champagne a été signée par l'Etat, le patronat et les syndicats pour une hausse des salaires de 1,5 %. Source : journal officiel
Un partenaire social est un agent économique qui participe à des négociations d'ordre social.

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Les salaires ne sont pas égaux d’une entreprise à l’autre. Ils dépendent de la conjoncture économique mais aussi de la politique sociale, elle-même liée à la politique de négociation.

Une définition : la politique sociale est plus qu'un simple moyen utilisé par la direction pour attirer et mobiliser sa main-d'œuvre, elle est […] un processus de définition de règles et le moyen dont la direction se sert pour faire évoluer, dans une série d'interactions, les termes de l'échange salarial.
Source : Dominique Eustache, Revue française de sociologie 2001, volume 42-2

Quels exemples suivants font partie d’une politique sociale ?
Une grève ne fait pas partie de la politique sociale. Son résultat, une négociation, peut en faire partie.
Les syndicats appellent à la grève pour augmenter les salaire.
La discussion des hausses salaires entre un chef et un salarié.
Le chef discute d’une hausse de salaire avec un salarié.
Les syndicats négocient un accord augmentant les salaires.
Les syndicats négocient un accord augmentant les salaires.
La direction met en place une prime de rendement.
La direction met en place une prime de rendement.



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La rémunération des salariés est l'ensemble des rémunérations en espèces et en nature que les employeurs versent à leurs salariés en paiement du travail accompli par ces derniers : salaires et traitements bruts en espèces et en nature, cotisations sociales effectives et imputées à la charge des employeurs.
Source : Insee

Classez les exemples suivants dans le tableau en fonction de leurs objectifs. (Les étiquette restent en place quand elles sont bien placées).
Hausses des salaires individuelles
Epargne salariale
Prime de rendement
Hausse générale des salaires
Prime de résultats pour le groupe
Stocks-options
Motiver individuellement
le salarié
Motiver l'équipe (collectif)
de travail 
Hausses durables (irréversibles)  
 
 
 
Coût limité dans le temps (réversibles)  
 
 
 

L'épargne salariale est l'ensemble des dispositifs permettant aux salariés d'être associés aux bénéfices de l'entreprise. Sont inclus : la participation aux bénéfices, l'intéressement et les plans d'épargne salariale.
Les stocks-options sont une forme de rémunération des dirigeants et des salariés : il s'agit d'une option d'achat sur les actions à une date et à prix fixé à l'avance. Le but est d'inciter la personne à faire monter le cours de l'action de son entreprise.
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Hélène Chaput et Loup Wolff, dans le chapitre 16 du livre « les relations professionnelles en entreprise », édition La découverte, 2008, utilisent l'enquête « Réponse 2004-2005 »* pour définir 4 types de politique de rémunération. L'analyse systématique des combinaisons les plus souvent opérées parmi les établissements permet d'identifier les pratiques associées mais aussi celles que l'on retrouve rarement mises en oeuvre ensemble (ils utilisent la méthode statistique de la classification ascendante hiérarchique).
* L'enquête « Réponse » est réalisée tous les 6 ans par la DARES auprès de 4000 établissements d'au moins 11 salariés. Elle permet de croiser les points de vue des acteurs en interrogeant un représentant de la direction, un représentant du personnel (s'il y en a) et un échantillon de salariés.

Classez les entreprises selon leur type de politique sociale. Les colonnes 2 et 3 précisent les caractéristiques de chaque politique. (Cliquez sur la lettre pour avoir des précisions. Les étiquettes restent en place si elle sont bien positionnées.)

Toutes formes de négociation et de hausses A
Fortes hausses individuelles B
Faibles hausses collectives et individuelles C
Hausses des salaires, peu de primes D
Type
Indivualisation
 Flexibilité 
Exemple
Collective (proche du fordisme) L'indivualisation est faible, les hausses sont plus souvent générales, il existe une épargne salariale La flexibilité est moyenne ou faible : les hausses concernent plus les salaires que les primes  
Individualisée (ou flexible**) Individualisation forte : hausses individuelles des salaires et des primes Flexibilité forte : hausses des primes, intéressement, plan d'épargne d'entreprise  
Etendue (ou mixte**) Faible : hausses générales, épargne salariale Très forte : hausses individuelles des salaires et des primes  
Réduite Faibles hausses individuelles des salaires et des primes pour les cadres, plus souvent des hausses individuelles réversibles pour les non-cadres Faibles hausses générales, épargne salariale rare  

**Castel Nicolas, Delahaie Noélie et Petit Héloïse, dans « Quels modes de négociation face à des politiques salariales renouvelées ? » distinguent 6 types de politiques sociales : la politique individualisée est appelée flexible, celle étendue nommée mixte ; la politique collective est séparée en : collective, irréversible et irréversible collective. Ils utilisent l’analyse de correspondances multiples.
Exemple A : l’entreprise A utilise toutes les formes de négociations des salaires : des augmentations générales, plus fréquentes pour les non-cadres que les cadres ; des augmentations individuelles ; des primes à la performance individuelle et collective ; un accord d’intéressement ; un PEE.
Exemple B : l’entreprise B ne pratique pas d’augmentation générale des salaires, toutes les augmentations de salaires et les primes sont individuelles.
Exemple C : l’entreprise C augmentent peu les salaires et les primes en privilégiant les progressions individualisées.
Exemple D : l’entreprise D privilégie les augmentations générales et les primes collectives, sans s’interdire des augmentations et des primes individuelles ; il existe un accord d’intéressement.


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