Analyse néoclassique du marché du travail




Courbes d'offre et de demande de travail

Quantités de travail, millions d'heures de travail

Oui, pour un salaire de 17,5 € / h, l'offre de travail est supérieure à la demande : le salaire doit baisser. L'offre diminuera si le salaire baisse : certains travailleurs préféreront plus de loisirs ; la demande augmentera si le salaire baisse : pour une productivité donnée, les entreprises embaucheront plus.
Non, pour un salaire de 17,5 € / h, l'offre de travail est supérieure à la demande. L'offre diminuera si le salaire baisse : certains travailleurs préféreront plus de loisirs ; la demande augmentera si le salaire baisse : pour une productivité donnée, les entreprises embaucheront plus.

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L'entreprise demande du travail : elle compare ce que rapporte le dernier travailleur à son coût.
La courbe de demande est :
Juste : la courbe est décroissante : pour une productivité donnée, plus le salaire est élevé, moins l'entreprise embauche.
Faux : la courbe est décroissante : pour une productivité donnée, plus le salaire est élevé, moins l'entreprise embauche.
L'entreprise embauche si elle prévoit que la productivité en valeur* du travailleur sera :
  au salaire.
* Voir l'onglet 3 sur la productivité
Juste : la productivité marginale, celle du dernier travailleur embauché indique ce que rapporte ce travailleur. Il est embauché s'il rapporte plus qu'il ne coûte (son salaire, charges incluses).
Faux : la productivité marginale, celle du dernier travailleur enmbauché indique ce que rapporte ce travailleur. Il est embauché s'il rapporte plus qu'il ne coûte (son salaire, charges incluses).
Les travailleurs choisissent entre le loisir et le travail : le salaire représente le coût d'opportunité du loisir dans la mesure où une heure de loisir supplémentaire prive l'individu du salaire correspondant et des biens et services qu'il aurait pu acheter.
L'offre de travail est une fonction :
Juste : plus le salaire est élevé, plus le travailleur est incité à abandonner du loisir pour travailler davantage.
Faux : plus le salaire est élevé, plus le travailleur est incité à abandonner du loisir pour travailler davantage.
L’équilibre (offre = demande) s’obtient grâce à la loi de l’offre et de la demande : s’il y a concurrence, l’offre et la demande de travail sont alors égales. Il y a chômage quand l'offre de travail est supérieure à la demande.
Si le salaire du marché est de 17,5 €/h, comment doit évoluer le salaire pour supprimer le chômage ? (Déplacez le point bleu du graphique jusqu'à l'équilibre)
Dans le modèle néo-classique, le prix d'équilibre peut être atteint sur le marché du travail s'il y a concurrence.
Quelles sont les conditions pour qu'il y ait une concurrence pure et parfaite sur le marché du travail ?
Valider les choix


La productivité est une mesure de l'efficacité de la production, elle compare les facteurs de production utilisés à la production réalisée (en volume ou en valeur).
Si l'on compare cette production au seul travail, la productivité est dite apparente, car le travail n'est pas le seul responsable de la production, le capital intervient aussi.
Construisez les calculs en dépaçant chaque étiquette bleue dans la bonne case. Les étiquettes restent en place lorsque la réponse est juste.
Nombre de produits
Nombre de produits
Valeur ajoutée €
Valeur ajoutée €
Nombre de travailleurs
Nombre de travailleurs
Nombre d'heures travaillées
Nombre d'heures travaillées
Productivité en volume par heure :
=
?
/
?
Productivité en volume par travailleur :
=
?
/
?
Productivité en valeur par heure :
=
?
/
?
Productivité en valeur par travailleur :
=
?
/
?

1er exemple : supposons que l'activité féminine se développe et augmente l'offre de travail : pour chaque salaire, la quantité de travail offerte sera plus importante.
L'offre de travail initiale se déplace-t-elle vers :
Juste : la courbe Offre 1 correspond à une augmentation de l'offre de travail pour un salaire donné. Par exemple, pour 15 €, l'offre initiale était de 8,5 millions d'heures de travail, l'offre 1 est de 10,5.
Faux : la courbe Offre 2 correspond à une baisse de l'offre de travail pour un salaire donné. Par exemple, pour 15 €, l'offre initiale était de 8,5 millions d'heures de travail, l'offre 1 est de 6,5.
Le salaire d'équilibre va :
  au salaire.
Juste : l'ancien équilibre était à 12,5 € (croisement de l'offre et de la demande initiales). Si l'offre augmente et pas la demande, le nouvel équilibre (croisement des courbes Offre 1 et Demande initiale) sera à 11,4 € : le salaire d'équilibre diminue.
Faux : l'ancien équilibre était à 12,5 € (croisement de l'offre et de la demande initiales). Si l'offre augmente et pas la demande, le nouvel équilibre (croisement des courbes Offre 1 et Demande initiale) sera à 11,4 € : le salaire d'équilibre diminue.
2e exemple : on part des courbes initiales. La production augmente plus vite que la productivité.
Quelle courbe est-elle modifiée ?
Juste : un taux de croissance de la production supérieur à celui de la productivité indique qu'il faut plus d'heures de travail. C'est la demande de travail qui est modifiée.
Faux : un taux de croissance de la production supérieur à celui de la productivité indique qu'il faut plus d'heures de travail. C'est la demande de travail qui est modifiée.
Le salaire d'équilibre va :
Juste : la demande va passer de la Demande initiale à la Demande 2 : le salaire d'équilibre augmente passant de 12,5 € à 13,4.
Faux : la demande va passer de la Demande initiale à la Demande 2 : le salaire d'équilibre augmente passant de 12,5 € à 13,4.
Quel est l'effet d'un salaire minimum supérieur au salaire d'équilibre selon le modèle néoclassique du marché du travail ?

Pour un salaire minimum de 15 euros, l'offre est :
   à la demande.
Juste : l'offre est de 8,5 millions d'heures de travail, donc supérieure aux 3,5 millions d'heures demandées.
Faux : l'offre est de 8,5 millions d'heures de travail, donc supérieure aux 3,5 millions d'heures demandées.
Un salaire minimum de 15 euros crée :
Juste : il y a chômage quand l'offre de travail est supérieure à la demande.
Faux : il y aurait un manque de travailleurs si l'offre de travail était inférieure à la demande.
Dans le cas d'un salaire minimum supérieur au salaire d'équilibre, l'ajustement sur le marché du travail se réalise par la variation :
Juste : le salaire minimum supérieur au salaire d'équilibre interdit un ajustement par la variation du prix, l'ajustement se fait par les quantités : la demande de travail est limitée. Il y a rationnement.
Faux : le salaire ne peut pas être inférieur au salaire minimum : un chômage va exister. L'équilibre ne peut être obtenu par la variation des prix. Il y a un rationnement de la demande : celle-ci est limitée.
Comment les cotisations sociales modifient-elles l'équilibre du marché du travail ?
Pour l'entreprise, les cotisations sociales sont :
Juste : coût du travail = salaire brut + cotisations sociales patronales.
Faux : coût du travail = salaire brut + cotisations sociales patronales.
La demande de travail initiale est celle correspondant à des cotisations sociales nulles. Quelle sera la demande avec cotisations sociales :
 
Juste : les cotisations sociales augmentent le coût du travail. Pour un même salaire brut, 15 € par exemple, la demande va diminuer : la courbe 1 correspond à ce cas.
Faux : les cotisations sociales augmentent le coût du travail. Pour un même salaire brut, 15 € par exemple, la demande va diminuer : la courbe 1 correspond à ce cas.
Pour les salariés, les cotisations sociales font-elles partie du salaire direct qu'ils peuvent dépenser ?
Juste : dans l'analyse néoclassique, les salariés n'ont pas conscience que les cotisations sociales augmentent les biens et services dont ils bénéficient (remboursement maladies, retraites futures...). Les cotisations sociales diminuant le salaire direct, elles réduisent l'incitation à travailler.
Faux : dans l'analyse néoclassique, les salariés n'ont pas conscience que les cotisations sociales augmentent les biens et services dont ils bénéficient (remboursement maladies, retraites futures...). Les cotisations sociales diminuant le salaire direct, elles réduisent l'incitation à travailler.
L'offre de travail va se déplacer vers :
Juste : pour un salaire brut donné, les salariés ont l'impression de gagner moins (salaire direct = salaire brut - cotisations sociales salariales), ils diminuent leur offre de travail. Ce qui correspond à la courbe de Demande 2.
pour un salaire brut donné, les salariés ont l'impression de gagner moins (salaire direct = salaire brut - cotisations sociales salariales), ils diminuent leur offre de travail. Ce qui correspond à la courbe de Demande 2.
Actualiser le graphique

La quantité d'équilibre va-t-elle :

 
Juste : les courbes d'offre et de demande avec cotisations sociales se croisent au salaire de 12,5 € mais avec 4 millions d'heures de travail échangées au lieu de 6. Cette distorsion constitue le coin socio-fiscal.
Faux : les courbes d'offre et de demande avec cotisations sociales se croisent au salaire de 12,5 € mais avec 4 millions d'heures de travail échangées au lieu de 6. Cette distorsion constitue le coin socio-fiscal.
L'analyse néo-classique du marché du travail inclut :
- le modèle de base vu précédemment où le salaire rémunère essentiellement l'effort consenti par le travailleur et sa contribution à la production, mesurée par sa productivité.
- des modèles plus complexes qui visent à prendre en compte un certain nombre de phénomènes ignorés par le modèle de base.
Quels éléments remettent en cause le modèle de base et nécessitent des analyses plus complexes ?
Oui, l'existence de qualifications différentes nécessite de prendre en compte l’existence de plusieurs marchés du travail.

Tous les travailleurs n’ont pas la même qualification.
Non, l'effet du SMIC peut être étudié avec le modèle de base.

Le SMIC
Oui, des contrats différents pour une même qualification ne sont pas pris en compte dans le modèle de base. La théorie de la segmentation du marché du travail étudie l’existence des marchés du travail interne/externe régulés différemment.

Pour une même qualification, les contrats peuvent différer.
Oui, le modèle de base ne prend pas en compte l'imperfection des informations. La théorie du salaire d’efficience les analyse.

Les informations sont imparfaites.
Non, l’effet des cotisations sociales peut être expliqué avec le modèle de base.

Les cotisations sociales augmentent le coût du travail.
Pour que les informations soient , il faudrait que l’employeur connaisse la productivité réelle du travailleur. La surveillance de l’effort du travailleur a un coût, elle peut être inefficace et même si elle bride l’autonomie et l’initiative.
Pour inciter le travailleur à accentuer son effort, l’entreprise peut fixer un salaire au salaire d’équilibre concurrentiel : c’est la logique du salaire . Le travailleur tend à accroître sa productivité en intensifiant son effort lorsque le salaire est : ce n’est plus le salaire qui dépend de la productivité, mais la productivité qui est influencée par le salaire. Les primes et la progression du salaire à l’ancienneté sont aussi des formes du salaire .
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Le marché du travail est segmenté si toutes les professions et qualifications ne s'ajustent pas selon les mêmes modalités.
Parmi les segments ci-dessous quels sont ceux qui, en France, ne correspondent pas à un marché du travail concurrentiel s'ajustant par le prix d'équilibre ?
Non, lorsque salariés, d'une part, et entreprises, d'autre part, se concurrencent, on peut considérer que le marché du travail respecte le modèle de base.
Les ingénieurs informatiques se concurrencent pour trouver un emploi et les entreprises font de même.
Oui, le manque d'emplois dans certaines régions, conduit à une concurrence plus forte des salariés non qualifiés entre eux qu'entre les entreprises. Le salaire moyen y est plus faible qu'ailleurs.
Les travailleurs non qualifiés dans un bassin d'emploi non diversifié ont des salaires bas.
Oui, les différences de salaires importantes entre hommes et femmes dans le privé (20 %) laissent penser que les modalités d'ajustement de l'offre et de la demande de travail sont différentes pour les hommes et pour les femmes.

Les salaires féminins dans le privé sont, à qualification égale, en moyenne, 20 % plus faibles que ceux masculins.
Oui, si le réseau social intervient dans la faculté de trouver un emploi, la productivité n'est plus la seule cause des écarts de salaire.
Une personne bénéficiant d'un réseau social important trouve plus facilement du travail qu'une personne n'en possédant pas.
Oui, les traders sont sur un segment du marché du travail qui leur permet d'obtenir des salaires particulièrement élevés.
Les traders ont des salaires élevés du fait d'un pouvoir de négociation important.